Osteochondroses du jeune sportif

Osteochondroses - ostéochondrites – apophysites

Les osteochondroses de croissance sont également appelées ostéochondrites ou apophysites, bien qu’il ne s’agisse aucunement d’une pathologie inflammatoire, mais bien d’une pathologie de surmenage mécanique des zones de croissance de l’enfant et de l’adolescent.

Au cours de la croissance, la structure osseuse de l’enfant et de l’adolescent subit de continuels remaniements. Au cours de cette croissance, des troubles de l’ossification peuvent survenir souvent provoqués ou accentués par la pratique sportive intensive. Les cartilages de croissance et les points d’ossification sont les points faibles du squelette. Ils cèdent bien avant l’os et les ligaments : il ne faut pas parler de tendinite ou d’entorse chez l’enfant.

Les troubles de l’ossification sont favorisés par des contraintes mécaniques répétées (excès de sport, gestes répétitifs, entraînement mal programmé) et parfois par des troubles statiques (pieds plats, pieds creux). Le diagnostic est avant tout clinique, il est évoqué devant un enfant ou un adolescent actif, en bonne santé, qui pratique un sport et dont la poussée de croissance récente a pu favoriser un surclassement. La douleur est de type mécanique, calmée au repos, et bien reproduite à la palpation et à la percussion.

Au membre inférieur, les localisations sont nombreuses et surtout au pied :

  • Calcanéum ou os du talon (maladie de Sever).
  • Tête du 2ème métatarsien (maladie de Freiberg).
  • Sésamoïde (maladie de Renander).
  • Naviculaire ou scaphoïde (maladie de Kolher-Mouchet).
  • Tubérosité Tibiale Antérieure du genou (maladie d’Osgood-Schlatter).
  • Pointe de la rotule (maladie de Sinding-Larsen).

La recherche de signes négatifs est impérative : pas de fièvre, pas de réveil nocturne, pas de fonte musculaire, pas de gonflement articulaire, pas d’adénopathie (ganglions lymphatiques) et le bilan biologique est normal.

TRAITEMENT MEDICAL

Il faut supprimer les contraintes mécaniques.

Les ORTHESES PLANTAIRES sont de grand service et trouvent leurs meilleures indications chez l’enfant. En cas d’échec des premières mesures, il ne faut pas hésiter à faire une immobilisation par botte en résine pour 4 semaines.